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  le blog labrousse.erick par : ERICK

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Droit et Devoir de Mémoire deuxième guerre mondiale 1940 1945 LUTTER CONTRE LA RÉHABILITATION DE VICHY OU DE SON administration


Jean Moulin vendu par de faux resistants

Publié par labrousse sur 28 Mai 2017, 12:50pm

Catégories : #histoire, #politique, #architecture, #collaboration, #decheance de la nationalité, #guerre 1940-1945

Jean Moulin vendu par de faux resistants
Jean Moulin vendu par de faux resistants
Jean Moulin vendu par de faux resistants
Jean Moulin vendu par de faux resistants
Jean Moulin vendu par de faux resistants
Jean Moulin vendu par de faux resistants

 

 

 

Un moyen assez aisé d'obtenir satisfaction, alors qu'au début de l'année 1943, l'uniforme de milicien ou d'agent de la Gestapo constituait un atout pour voler en toute impunité, il semble bien que, dès la fin de 1943, ce soit la tenue de maquisard qui procure le plus d'avantages ! La population reçoit les faux maquisards avec bienveillance, souvent prête à donner volontairement

Le faux maquisard peut en outre espérer, grâce au statut de Résistant, échapper à toute poursuite judiciaire à la Libération, et même acquérir un prestige de héros ! Qui compose ces faux maquis aux noms évocateurs de "bande à Dicky" dans l'Yonne, de "maquis de Mickey" autour de Clermont-Ferrand ? ,notamment celui du"Groupe Bayard" qui agissait en Dordogne à partir de mai 1944. Ce$maquis, reconnu comme unité FFI et appartenant à ce titre à l'Armée Secrète, se livre bien à de nombreuses exactions (pillages, vols, assassinat), mais son chef, Charles Martin, affirme que c'est au service de la France Libre. Pourtant, lors du procès ouvert en 1948 contre lui, force est de constater que les exécutions de soi-disant "collabos" dans le village d'Issigeac ressemblent davantage à des règlements de compte personnels qu'à des actes de salut public.Même des membres du Groupe ont été assassinés par son chef, après qu'ils se soient plaints de ses méthodes expéditives et de ses pillages. Charles Martin, dès avant la guerre,a en fait été condamné à de multiples reprises pour vol et proxénétisme. Le verdict le condamne  ,pourtant Charles Martin échappe à la peine de mort et n'est condamné qu'à 10 ans de réclusion,eu égard à ses décorations militaires ! Cet exemple montre bien la difficulté, pendant et après l'Occupation, de distinguer un faux d'un vrai maquis. Les faux maquis ne sont cependant pas tous composés de criminels et de trafiquants du "milieu"(certains maquis, faux, ont recruté dans les cercles de la pègre, notamment à Marseille). Ils contiennent aussi des réfractaires au STO qui$se sont engagés dans le maquis pour se cacher uniquement, et qui, par oisiveté, commettent de petits larcins ; des "profiteurs" qui se sont engagés par patriotisme sincère, mais qui, à l'occasion, n'hésitent pas à abuser de leur prestige pour accroître leurs biens. F. Grenard$ évoque ainsi le cas du maquis$ de Toul, dont le chef, Alex Hardy, n'obéit plus à la hiérarchie des mouvements de Résistance de son département, et agit de façon incontrôlable.Privé de l'aide financière et matérielle de la Résistance,A.Hardy organise des pillages,ne respecte plus les règles de sécurité il fête au grand jour le 14 juillet 1944 ,jusqu'à ce ce que la Gestapo l'arrête et l'exécute. Le maquis de Toul est un faux maquis ! Comment faire la différence entre les deux ? C'est la question que$ se posent les vrais maquisards eux-mêmes, soucieux de ne pas être assimilés par les populations, à des bandit

 

Le régime de Vichy crée en 1941 les G M R qui deviendront C.R.S (Groupes mobiles de réserve),complétés en 1943 par la Milice. Contrairement à la gendarmerie, dépassée par le nombre important de missions 4 nouvelles qui lui incombent (traques des résistants, des Juifs, des trafiquants du marché noir), n'agissant pas toujours efficacement contre les maquis (pour ne pas se mettre à dos la population rurale auprès de laquelle elle agit,

ces organisations paramilitaires ont pour mission première de lutter contre la Résistance.Il leur est cependant difficile d'opérer seules : pour lutter contre le maquis des Glières en mars 1944, le millier de miliciens engagés est assisté de 3000 soldats allemands. La Milice et les Allemands tentent également d'infiltrer les maquis : c'est la mission des$

groupes "Brandebourg", intégrés à la Waffen SS.Les autorités de vichy créent aussi de faux maquis destinés à démanteler les réseaux de résistance d'une région : c'est le cas de la "bande du bossu" dans la région de Sedan.Ce groupe,dirigé par un auxiliaire de la Gestapo, assisté d'un nain surnommé "le bossu" et d'un ancien boxeur proche du collaborationniste Marcel Bucard, se fait passer pour une vraie organisation de résistance, accueille ainsi des réfractaires au STO qui croient s'engager dans un vrai maquis, puis les exécute. A bordeaux la préfecture va se servir des républicains espagnols emprisonnes au camp de Mérignac en les faisant partir en vélo a Domes 24 pour se faire contacter par la M.O.I sur la place du village devant la fontaine face au bar....

 

Le 24 janvier 1941, Frenay demande à être mis en congé d'armistice dans une lettre exprimant sa perte de confiance vis-à-vis du Haut commandement. Il est reçu par le chef d'État-Major de l'Armée, le général Picquendar, qui tente de le convaincre de rester. Devant sa détermination, le général Huntziger accorde le congé d'armistice. Henri Frenay garde néanmoins de nombreux contacts avec l'armée et notamment avec le Deuxième Bureau.En mars 1941, désormais les mains libres, Frenay peut se consacrer entièrement à la consolidation de son réseau. Grâce à Robert Guédon et Pierre de Froment, il étend la publication du journal clandestin Les Petites Ailes, distribué dans le Nord et le Pas-de-Calais, à toute la France, journal qui prend alors pour nom Les Petites Ailes de France, puis finalement celui deRésistance en zone occupée et de Vérités en zone libre.

Recherché en zone occupée par la Gestapo et en zone libre par la police française, Frenay plonge rapidement dans la clandestinité et adopte différents noms d'emprunt comme Henri Francen,MorinMolinNefLefèvre, ou Charvet, nom sous lequel il était connu des services britanniques. En zone libre, son journal Vérités, après la fusion avec Liberté, se transforme en Combat fin 1941, dont le sous-titre est « Organe du mouvement de la Résistance Française. » Grâce aux talents d'organisateur de son fondateur et à la multiplicité de ses réseaux (militaires, juristes, universitaires, catholiques, protestants et socialistes notamment), Combat deviendra plus tard, selon Laurent Douzou et Dominique Veillon, le plus efficace des mouvements de la Résistance non communiste de la zone Sud5.

Courant 1941, Frenay est contacté par le général Benoît-Léon Fornel de La Laurencie dont l'OSS voudrait faire un rival du général de Gaulle. Libération Nationale bénéficie alors de la manne des services américains. La situation aboutit à une rupture.

Frenay travaillera en bonne intelligence avec le mouvement Franc-Tireur animé par son ami Jean-Pierre Lévy, mais plus difficilement avec le dernier mouvement Libération animé par Emmanuel d'Astier de La Vigerie.

Pour Frenay, les intentions réelles ou supposées du maréchal (collaboration, double jeu...) n'entrent pas en ligne de compte : résister est un devoir. Fin 1941, il consent à faire du général de Gaulle le symbole de la Résistance française, mais il accepte très mal l'autorité de ses délégués. L'influence croissante de Pierre Laval sur le gouvernement de Vichy finit de le convaincre :Combat désavouera désormais au travers de ses publications agressives l'action du gouvernement de Vichy.


 

En juillet 1941, il rencontre un ancien préfet, Jean Moulin — révoqué par le régime de Vichy, en novembre 1940, en raison de ses idées républicaines marquées à gauche comme radical-socialiste et placé en disponibilité —, qui cherche à prendre la mesure des mouvements intérieurs de résistance. C'est Henri Frenay qui le forme et l'introduit à la clandestinité, faisant confiance à cet inconnu qui l'impressionne6. Il lui dévoile l'organisation du réseau Combat mais arrange aussi les réunions avec d'Astier et Lévy.

En janvier 1942, nouvelle rencontre avec Jean Moulin, de retour de Londres, chargé d'unifier la Résistance française et de la rallier à de Gaulle. Il le voit ensuite fréquemment jusqu'en 1943.

En février 1942, pour faire libérer des militants de zone libre, Frenay rencontre deux fois (avec l'accord du comité directeur de CombatHenri Rollin, patron de la Surveillance du territoire, puis leministre de l'Intérieur Pierre Pucheu qui lui propose de rallier son mouvement aux services secrets français, ce qu'Henri Frenay refuse. Lors d'un troisième entretien, avec Rollin et des membres du cabinet de Pucheu, Frenay part en claquant la porte. Ces rencontres ont néanmoins provoqué la remise en liberté de plusieurs camarades. La bonne foi de Frenay n'est pas mise en cause, mais il prête le flanc aux critiques de certains résistants dont Emmanuel d'Astier de La Vigerie et Jean Moulin inquiets de l'influence de Combat. La situation sera admise lorsque Henri Frenay, plus tard à Londres, rédigera un rapport tentant de justifier ces rencontres qui est envoyé aux différents chefs de la Résistance et sera reconnu à l'Ordre de la Libération, en août 1943 à Alger, par le général de Gaulle.

En zone libre, Henri Frenay cherche à prendre le commandement militaire de la Résistance française lors de la fusion des trois plus importants mouvements de la zone libre (Franc-Tireur,LibérationCombat), ce qui aboutit à des discussions avec de Gaulle et son représentant, Jean Moulin. La création des Mouvements unis de la Résistance ou MUR dont il est, quoique réticent, l'un des membres du Comité directeur (présent aussi, Pierre Dumas (résistant), secrétaire général du mouvement) ne l'empêchera pas de chercher à rendre son mouvement (Combat) le plus autonome possible vis-à-vis de Londres.

Ses désaccords avec Jean Moulin, délégué du général de Gaulle pour diriger la Résistance politique et militaire en France, reposent sur le fait que, selon lui, celui-ci cherchait à diminuer l'efficacité des MUR au profit de certaines mouvances pro-soviétiques7.

En fait, le général de Gaulle, par l'intermédiaire Moulin, souhaitait séparer le combat politique de la résistance militaire, considérant que c'était au gouvernement exilé à Londres puis à Alger d'assumer la fonction politique sous son patronage, alors que Frenay, plaidant l'échec du régime des partis de la IIIe République, considérait que la résistance devait avoir sa place en tant que mouvement politique autonome dans la création de nouvelles institutions après-guerre et ne devait pas accueillir les anciens partis et leurs réseaux en son sein.

Henri Frenay, accompagné d'Emmanuel d'Astier de La Vigerie, part le 17 septembre 1942 pour Londres, en passant par Gibraltar. Il rencontre le général de Gaulle, le chef de la France libre, et retrouve finalement en lui, entre militaires, la plupart de ses conceptions de la Résistance. Il prend aussi contact avec les membres du BCRA dont le colonel Passy.

Suite a cette rencontre Passy blanchira tous les résistants collabos a la demande de FRENAY et Passy sera juge en 1956 pour fausses attestations de resistance,,,,,

À partir de mars 1943, Henri Frenay aide a la demande de VICHY le RNPG de François Mitterrand et Maurice Pinot contre le mouvement de Michel Cailliau, neveu du général de Gaulle

En juin 1943, « Charvet » confie la direction du mouvement à son adjoint Claude Bourdet et retourne à Londres. En juillet, il part pour Alger où, le mois suivant, le général de Gaulle lui remet la Croix de la Libération. En 1944, il fait partie des délégués de différents mouvements nationaux de résistance qui se réunissent chez le pasteur Willem Visser 't Hooft à Genève pour rédiger puis adopter la Déclaration des résistances européennes.


 

Nous n'avons pour l'instant 
qu'une moitié d'Europe.
Il lui manque l'essentiel : son âme.”

Vous avez des mots très durs contre la France d'aujourd'hui.
La France est morte le 17 juin 1940 lorsque Pétain a demandé l'armistice aux Allemands. Depuis, le pays n'a pas cessé de décliner. Son discours montre la réalité de l'époque : personne ne voulait se battre. Je l'ai bien vu en 1942, avec deux copains de l'Action française que j'avais pensé recruter pour la Résistance. Le premier s'occupait de la propagande de Vichy pour la région de Toulouse. L'autre finissait son temps militaire dans la police. Aucun n'avait envie de combattre pour la liberté. Lorsque les camarades qui avaient été déportés sont revenus des camps, je suis devenu européen et mondialiste. Je le suis toujours aujourd'hui. Mais nous n'avons pour l'instant qu'une moitié d'Europe. Il lui manque l'essentiel : son âme. Chaque pays est resté sur ses positions. Certes, on a une monnaie commune. Mais, à mes yeux, l'Europe c'est un seul pays, un seul gouvernement.

Vous avez révélé votre homosexualité en 2009. Comment réagissez-vous à la violence du débat sur le mariage pour tous ?
Je suis pour la liberté d'opinion. En ce qui me concerne, je ne me marierais pour rien au monde, je dois être trop vieux pour ça. Mais si deux hommes en ont envie, il faut qu'ils puissent le faire. Le sexe, c'est notre élément de liberté. Or il n'y a que quatorze pays sur près de deux cents dans le monde qui autorisent le mariage pour tous. C'est ça la liberté ? Cela dit, on vient de loin. Quand j'étais enfant, dans les années 1930, les « pédés » on en parlait très peu. Il y avait Gide et Cocteau, qu'on considérait comme des extravagants. Sinon ça n'existait pas.

Vous avez de la tendresse pour le jeune Daniel ?
Je ne sais pas. C'est un fou, ce qui est plutôt sympathique. Mais j'espère vraiment avoir changé.

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labrousse 11/06/2017 17:08

Oui ce sont des traces d'histoire qui démontrent que dans l'entourage de Jean Moulin furent arrêter et ont livre jean moulin aux Allemands et a la Milice ...Lors de l'arrestation des résistants les autorités se servaient automatiquement des résistants devenus des collaborateurs zélés pour vivre ...Les cas de Maurice Papon est décriant il se réclamait du réseau Jade Amicol tombait en Mars 1943 et aussitôt remplacé par des hommes de la préfecture.Lors du Proces il utilisera ce prétexte et se faux réseau pour échapper a la collaboration active de sa part.Mais le jugement de la Cours militaire de Bordeaux sur les collaborateurs de ce réseau sera classé Secret défense...en 1947....

Feuillas 11/06/2017 08:51

Très interressant, mais j aimerai lire ton point de vue et tes commentaires personnels sur cette partie de l histoire.

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