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  le blog labrousse.erick par : ERICK

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Droit et Devoir de Mémoire deuxième guerre mondiale 1940 1945 LUTTER CONTRE LA RÉHABILITATION DE VICHY OU DE SON administration


A tous mes frères qui ont combattu ou été déportes sous l'heure d'été de petain de 1942

Publié par labrousse sur 30 Juillet 2017, 13:25pm

Catégories : #histoire, #architecture, #collaboration, #decheance de la nationalité, #deportation, #vichy, #liberation, #guerre 1940-1945

A tous mes frères qui ont combattu ou été déportes sous l'heure d'été de petain de 1942
A tous mes frères qui ont combattu ou été déportes sous l'heure d'été de petain de 1942
A tous mes frères qui ont combattu ou été déportes sous l'heure d'été de petain de 1942
A tous mes frères qui ont combattu ou été déportes sous l'heure d'été de petain de 1942
A tous mes frères qui ont combattu ou été déportes sous l'heure d'été de petain de 1942

 

A tous mes frères qui ont combattu et résister sous l'heure d'ete de 1942

Un rappel que notre histoire de France falsifie et oublie

Jean Zay (1904-1944) Avocat, député du Loiret, conseiller général et Ministre de l'Éducation Nationale et des Beaux-Arts du Front Populaire. La France lui doit entre autres, la paternité de la scolarité jusqu'à 14 ans, du collège unique, du sport à l'école, de la médecine préventive, du CNRS, de l'ONISEP, du CNTE, du CROUS et de l'ENA, pour que "les enfants du Peuple puissent devenir ambassadeurs". Le plus jeune ministre de la IIIème République est aussi le plus grand ministre de l'Éducation Nationale depuis Jules Ferry (G. Boulanger, Le Monde, du 24 juin 2013). Jean Zay fut initié le 24 janvier 1926 par la Loge "Étienne Dolet" à l'Orient d'Orléans. Durant l’Occupation, Jean Zay devint la cible notoire de campagnes antisémites et d’une violente campagne de presse, orchestrée par Philippe Henriot, ministre de l'Information du gouvernement de Vichy, qui réclamait la condamnation à mort du "juif Jean Zay" comme juif, franc-maçon, anti-munichois, anti-hitlérien et ministre du Front populaire. Il fut assassiné par la Milice le 20 juin 1944. Ses cendres ont été transférées au Panthéon le 21 février 2014.

Dès ses origines, la Franc-Maçonnerie qui s'est identifiée à  la Philosophie des Lumières a choisi le camp de la France Républicaine et démocratique. Ne prétend-t-elle pas avoir fait adopter sa devise "Liberté Egalité Fraternité" par la République ! Affirmant vouloir travailler à  "l'amélioration matérielle et morale, au perfectionnement intellectuel et social de l'humanité", elle trouva face à  elle les adorateurs de l'autre France, de tendance monarchiste ou nationaliste.

L'entreprise de persécution mise en place par l'Etat français entre 1940 et 1944 marque l'aboutissement de décennies de frénésie antimaçonnique. Les tenants de l'ordre nouveau du maréchal Pétain, de Laval et de Darlan n'ont eu de cesse de liquider - dans tous les sens du terme - tout ce qui, de près ou de loin, pouvait avoir un quelconque lien avec la Franc-Maçonnerie.

La Maçonnerie doit être détruite

Si la déroute de 1940 constitue pour la Nation l'un des plus grands traumatismes de son histoire, l'ultra droite autoritaire y voit par contre, le triomphe de ses thèses et la réalisation de ses prophéties. Et si c'est à  tort qu'on a prêté à  Maurras l'expression "Divine surprise", il reste que la formule est symptomatique de l'ampleur du fossé qui divise alors les deux France et de l'état d'esprit d'une partie de l'intelligentsia pour qui la débâcle est l'occasion de se débarrasser du régime honni. Avec le vote des pleins pouvoirs au maréchal Pétain et l'acte constitutionnel n°2 qui abolit tacitement la République vient le temps de l'Etat Français. Au cours de l'été 1940, la répression s'abat sur la Franc-Maçonnerie. Plus d'un demi siècle de haines accumulées se déverse, frappant les structures de l'ordre, ses biens, ses adhérents, et jusqu'à  son image. 

Dissolution des sociétés secrètes

La loi du 13 août 1940 qui dissout les "sociétés secrètes" n'emploie pas le terme Franc-Maçonnerie. Comme la République, l'Ordre est éliminé sournoisement, sans que son nom ne soit prononcé à  un quelconque moment. A Saint-Etienne, dans la toponymie, la rue des Franc Maçons est renommée au profit de "Fougerolle" en même temps que Babeuf, Emiles Combes, Waldeck Rousseau, Anatole France, Louis Soulié... cèdent la place à  d'autres appellations. La rue de la République devient pour sa part "rue Nationale". A noter cependant, concernant l'ex rue des Franc Maçons, que le choix du dernier représentant d'une lignée de notaires stéphanois proches de la municipalité est pour le moins malheureux quand on sait que Marius Fougerolles fut un des plus ardents défenseurs de Soulié, maire franc-maçon.

La loi 13 août s'attache également à  légiférer sur le sort des patrimoines des sociétés secrètes. Le dépouillement de l'Ordre de tous ses biens se fera au profit de l'administration générale de l'Assistance Publique pour la capitale et des bureaux de bienfaisance pour la Province. Plus tard, les immeubles seront également attribués aux Scouts de France, aux oeuvres scolaires et sportives.

Les fonctionnaires

Concernant les personnes, la loi s'attache en premier lieu à  mettre au pas la fonction publique. L'article 5 stipule: "nul ne peut être fonctionnaire, agent de l'Etat, des départements, communes, établissements publics, colonies, pays de protectorat et territoires sous mandat français, nul ne peut être employé par un concessionnaire de service public ou dans une entreprise subventionnée par l'état ou par une des collectivités publiques ci-dessus désignées: S'il ne ne déclare pas sur l'honneur soit ne jamais avoir appartenu à  l'une des organisations définies à  l'article 1, soit avoir rompu toute attache avec elle;S'il ne prend l'engagement d'honneur de ne jamais adhérer à  une telle organisation, au cas où elle viendrait à  se reconstituer. La déclaration et l'engagement prévus par le présent article sont constatés par écrit."

En cas de fausse déclaration, des sanctions qui combinent la révocation, de fortes amendes et des peines de prison pouvant atteindre deux années, montrent que le texte n'est que le point de départ du processus répressif. Dès lors en effet que l'Ordre est dissout de plein droit au moment où l'engagement doit être pris, il n'y a apparemment guère d'inconvénient à  certifier n'y avoir jamais adhéré ou avoir rompu avec lui. Dès le 14 août, la menace véritable se précise avec la communication des formulaires prévus pour la matérialisation de la déclaration des fonctionnaires en titre et de ceux qui aspirent à  le devenir. Ils sont de deux sortes: un pour les profanes et un autre de renoncement définitif pour les anciens membres. L'ensemble de ces déclarations sera transmis à  Vichy dans le courant de l'année 1941. Mais cette première opération de recensement ne semblant pas avoir accompli parfaitement sa mission, une circulaire en date du 1er juillet 1941 prescrit de nouvelles déclarations. Mais cette fois, les obédiences sont expressément visées: Grande Loge Nationale, Grand Prieuré des Gaules etc. La chasse aux faux déclarants, c'est à  dire ceux qui ont souscrit la déclaration de non-appartenance à  la place de celle de renonciation définitive, peut alors rebondir. Dans la Loire, en octobre 1941, ce sont les Frères Antoine Cellier, économe à  la Maison de retraite de Saint-Rambert et Auguste Bertrand, tous deux membres de "L'Industrie" qui sont condamnés pour ce motif. Le 1er septembre 1942, le journal Le Mémorial de la Loire épingle dans ses colonnes les Frères des "Travailleurs Unis" Jean Felices et Jean-Baptiste Manlhiot, humbles commis de l'administration, l'un aux hypothèques, l'autre au Trésor Public. La loi du 11 août 1941 constitue l'une des suites logiques de la déclaration de non-appartenance. Ce texte exclue de la fonction publique la grande majorité des anciens dignitaires. Le terme "dignitaires" devant être compris dans un sens très large, celui de tous les frères ayant exercé une quelconque fonction élective dans leur atelier. Cette loi, dont les interdits sont calqués sur ceux faits aux Juifs dans la fonction publique, prive des milliers de citoyens de leur emploi.

 

La destruction des symboles

Suivant à  la lettre les directives du Ministre de l'Intérieur qui demandent que tous les insignes, décorations ou inscriptions existant à  l'intérieur comme à  l'extérieur des immeubles soient effacés, la préfecture de la Loire engage pour cette mission le peintre Combes en août 41. En outre, le petit temple, ce fameux temple rouge qui avait été réhabilité par les frères l'année précédente, est entièrement détruit. L'ébéniste Muthuon, en rémunération de son travail, est autorisé à  récupérer les boiseries et à  "acquérir un certain nombre de petits meubles en bois blanc, quelques planches, un cercueil et un berceau." 450 kilos de papier sans grande importance sont vendus aux établissements Herson sous condition néammoins de "déchiquetage et de broyage", une tâche dont se charge la Société des Cartonneries de la Loire en présence d'un contrôleur.


Razzia sur les archives

La même vigueur, les mêmes forces qui ont été déployées pour liquider ou détruire le patrimoine des loges sont aussi concentrées pour récupérer archives et objets rituels jugés dignes d'intérêt. En captant sa mémoire, les tenants de l'ordre nouveau entendent l'utiliser comme instrument de propagande pour réécrire l'histoire dans le sens qu'ils souhaitent. Le but est clairement indiqué dans l'instruction n° 156 du 1er avril 1941 que la direction de l'enregistrement adresse à  ses services: "réunir, classer et conserver toute la documentation relative aux associations secrètes dissoutes pour la constitution d'archives et la création d'un musée bibliothèque."

En Allemagne, la propagation des « Protocoles des Sages de Sion » devait ouvrir la voie à la propagande hitlérienne dont ils deviennent le crédo. Ainsi se répand progressivement en Allemagne l’obsession de l’alliance souterraine des Juifs et des francs-maçons pour la conquête du monde. Rosenberg, théoricien du nazisme, auteur du « Mythe du XXè siècle », rédige plusieurs articles anti-maçonniques éloquents et le 28 novembre 1940, au Palais Bourbon, à Paris, au cours d’une allocution, il dénonce l’influence de la Maçonnerie en France depuis 1789. Les documents volés aux loges françaises devaient être transférés à l’Ecole supérieure de Francfort où des bâtiments étaient réservés à l’étude exclusive de la franc-maçonnerie. La tâche de cette école : « révéler la nature maléfique de la franc-maçonnerie, équivalente à celle du judaïsme.

En 1930, Rudolph Hess, secrétaire d’Hitler, avertit les chefs nazis que nul ne peut appartenir à l’institution maçonnique. En 1933, les loges cessent d’elles-mêmes leurs activités et le gouvernement réquisitionne leurs immeubles qui sont transformés en musée où l’ordre est ridiculisé.

Enfin, puisque dans l’esprit de Hitler et des leaders allemands les deux groupes des Juifs et des francs-maçons apparaissent inséparables, les lois à leur sujet seront les mêmes, et leurs sorts identiques.

 

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