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  le blog labrousse.erick par : ERICK

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Droit et Devoir de Mémoire deuxième guerre mondiale 1940 1945 LUTTER CONTRE LA RÉHABILITATION DE VICHY OU DE SON administration


Le PARTI POPULAIRE FRANÇAIS ET SES TUEURS

Publié par labrousse sur 13 Août 2017, 10:29am

Le PARTI POPULAIRE FRANÇAIS ET SES TUEURS
Le PARTI POPULAIRE FRANÇAIS ET SES TUEURS
Le PARTI POPULAIRE FRANÇAIS ET SES TUEURS
Le PARTI POPULAIRE FRANÇAIS ET SES TUEURS
Le PARTI POPULAIRE FRANÇAIS ET SES TUEURS
Le PARTI POPULAIRE FRANÇAIS ET SES TUEURS

 

Le Parti populaire français est créé le juin 28 juin 1936 à Saint Denis (93) par Jacques Doriot. Formé dans les écoles du Komintern à Moscou (ancien chef des Jeunesses communistes (JC) (1923), membre du comité central du Parti communiste français(PCF), maire de Saint-Denis (1931)., il est élu député communiste à 25 ans (1924). Jacques Doriot (1898-1945) fut au sein du PCF le grand rival de Maurice Thorez. En 1934, pour avoir refusé de se plier aux exigences de Staline et prôné trop tôt une alliance avec la SFIO avant que celle-ci ne soit autorisée, il est exclu du PCF.
Au niveau des chefs comme de celui des militants les deux plus forts contingents de membres du PPF proviennent du Parti communiste français et des ligues nationalistes (notamment des Croix-de-feu lassés de la modération du colonel de La Rocque), de l'Action française, de la Solidarité française et quelques personnes issues du francisme de Marcel Bucard, comme Vauquelin des Yveteaux, chargé de la propagande au PPF. En définitive, « Aux origines du PPF, on retrouve donc les deux courants de la fusion qui caractérise le premier nationalisme révolutionnaire : l’extrême-gauche révolutionnaire et le nationalisme anti-parlementaire 

Le PPF connaît un démarrage très rapide en 1936-1937, dopé par l’anticommunisme croissant en réaction au Front populaire. En 1937, Doriot tente alors de s’imposer comme le principal leader nationaliste en constituant un Front de la liberté pour s'opposer au Front populaire, avec le Parti républicain national et social, dirigé par Pierre Taittinger (avatar des Jeunesses patriotes, également dissoutes en juin 1936), le Parti agraire et paysan français de Fleurant Agricola et la Fédération républicaine, l'un des deux grands partis de droite de l'époque. L'Action française, sans y adhérer formellement, en est très proche et soutient les candidats du Front aux élections, notamment aux législatives partielles de 1937, 1938 et 1939. Le rassemblement du Front de la liberté échoue en grande partie par des intérêts contradictoires entre les partis participants ainsi que par la question que pose le Parti social français dont l'affaiblissement est le véritable objectif du Front de la liberté jusqu'en 1938, la direction du PPF se garde de verser dans l'antisémitisme, expliquant que le parti a mieux à faire que s'en prendre aux Juifs, ou a fortiori de les défendre.
938, une affiche du PPF appelle Daladier, au nom des « Nationaux » qui le « soutiennent », à procéder à « la dissolution du Parti communiste

Personnalités historique du PPF

Premier bureau politique en 1936 :

  • Chef : Jacques Doriot.

  • Secrétaire général (jusqu’en 1939) : Henri Barbé (membre du bureau politique du Parti communisteà partir de 1927, l’un des quatre dirigeants en 1929-1930, exclu du PCF en 1934, secrétaire général du PPF de 1936 à 1939.Quitte le PPF vers 1939)

  • Chef Afrique du Nord : Victor Arrighi (membre du Parti communiste, directeur de la Banque ouvrière et paysanne du PCF)

  • Porte-parole : Paul Marion (membre du Parti communiste(1922), du comité central du PCF (1926), secrétaire de la section Agit-prop. En 1927-1929, à Moscou, il appartient au bureau de propagande du Komintern. Rompt avec le PC en 1929, rejoint la SFIO puis l’USR, pacifiste de gauche néo-socialiste (Notre temps). Puis rejoint le PPF (1936) ou il sera rédacteur en chef de L'Émancipation nationale puis de La Liberté. Après 1940 : sera ministre de l’information au gouvernement du Maréchal Pétain).

  • Jules Teulade (membre du Parti communiste, secrétaire de la Fédération CGTU du bâtiment, délégué du Profintern en 1926-1928, écrit dans L’Humanité. Puis membre du bureau politique du PPF (1936), collabore à La Liberté, L’Émancipation nationale, Le Cri du peuple. Également co-dirigeant du Comité ouvrier de secours immédiat de 1942 à 1944).

  • Alexandre Abremski (ancien conseiller municipal communiste de Saint-Denis. Ami juif de Jacques Doriot qu’il suit en 1934. Mort accidentelle en 1938).

  • Marcel Marschall (ancien conseiller municipal communiste de Saint-Denis. Suit Doriot en 1934. Devient maire de Saint-Denis et conseiller général de la Seine.

  • Yves Paringaux (ingénieur, ex-VN des Croix-de-feu. Adhère au PPF en 1936).

  • Joseph Darnand (membre en 1936, également membre de la Cagoule. Deviendra chef de la Milice Française).

  • Pierre Pucheu (normalien, secrétaire général du Comptoir sidérurgique, ex-Croix-de-feu. Au PPF en 1936, il lui apporte des subsides patronaux. Sera ministre de l’intérieur du gouvernement du Maréchal Pétain.

  • Jean Le Can (entrepreneur en BTP bordelais qui a construit le port de Bordeaux.

  • Claude Popelin (avocat, membre du Parti radical-socialiste, puis ex-responsable des VN des Croix-de-feu).

  • Robert Loustau (ingénieur des mines, catholique, membre d’Ordre nouveau puis des Croix-de-feu. Au PPF en 1936, il rédige le programme économique et social du PPF qui mélange corporatisme et technocratie.Sera directeur de cabinet de Pierre Pucheu au gouvernement du Maréchal Pétain).

  • Pierre Drieu La Rochelle (écrivain. Au début des années 1920, proche du parti communiste, mais aussi attiré par l'Action française (1922). Puis partisan de Clemenceau, Aristide Briand, la SDN. Au début des années 1930, il est proche des rénovateurs radicaux-socialistes :Gaston Bergery (son mentor en 1929-1933), Pierre Dominique, Bertrand de Jouvenel. À partir de 1934, se déclare fasciste, écrit dans « Lutte des Jeunes ». Au PPF en 1936, membre du bureau politique en 1938. Il le quitte en 1938 mais y revient en 1939.

  • Bertrand de Jouvenel (politiquement situé sur l’aile gauche du parti radical, il écrit en 1930 Vers les États-Unis d’Europe, travaille à La République (journal radical-socialiste). Puis il fonde « Lutte des jeunes » (1934). Il adhère au PPF (1936 à 1939), membre du bureau politique en 1938.

  • Ramon Fernandez (1894-1944, écrivain de gauche membre de la NRF, de la SFIO (1925) puis partisan du communisme et du Front populaire, puis adhère au PPF en juin 1937, membre du bureau politique du PPF en 1938 et jusqu'à sa mort en 1944, écrit dans la NRF, La Gerbe).

  • Claude Jeantet (ex-secrétaire général des étudiants de l'Action française, journaliste à Je suis partout. Au PPF en 1936, membre du bureau politique en 1938).

  • Simon Sabiani (membre du Parti communiste jusqu’en 1922, puis député socialiste indépendant, partisan d’un socialisme national, fonde le Parti d’action socialiste (PAS), parti absorbé par le PPF en 1936, ami des truands de Marseille. Devient en 1938 vice-président et membre du bureau politique du PPF).

  • Émile Masson (au bureau politique du PPF en 1938).

  • Maurice Touze (au bureau politique du PPF en 1938).

Autres responsables historique du PPF 

  • Bertrand de Maud’huy (financier à la banque Worms, ancien membre du cabinet d’Aristide Briand, puis proche du PDP démocrate-chrétien, puis responsable des VN des Croix-de-feu, puis au PPF en 1936 (membre du comité centrale dès 1936). 

  • Henri Lèbre (ex-Action française).

  • Alfred Fabre-Luce (radical rénovateur, rédacteur du Plan du 9 juillet 1934, rédacteur en chef deL’Europe Nouvelle, revue de la féministe Louise Weiss. Au PPF en 1936, pétainiste mais opposé au STO).

  • Jacques Martin-Sané (juriste, ex-Jeunesses patriotes. Membre du comité central du PPF vers 1937. Après 1940 : préfet sous le gouvernement du Maréchal Pétain).

  • Jean-Marie Aimot (ex-Franciste et ex-"Ami du Peuple". Membre du comité central du PPF vers 1937. Après 1945 : écrira dans Défense de l'Occident).

  • Georges Deshaires (ex-PCF. Membre du comité central du PPF vers 1937).

  • Marius Paquereaux (maire communiste d'Athis-Mons (1928-1931), membre du bureau politique duParti communiste(1922). Exclu du PCF en 1930. Puis membre du comité central du PPF vers 1937. Abattu en 1944 par les communistes).

  • Maurice Lebrun (Joseph Serre dit) (communiste, secrétaire de rédaction à L’Humanité. Puis membre du comité central du PPF vers 1937 et administrateur de L'Émancipation nationale.)

  • Abel Bonnard (ex-Action française, membre de l'Académie française. Après 1940 : ministre de l’Education du gouvernement du Maréchal Pétain).

  • docteur Alexis Carrel (ex-Action française, prix Nobel de médecine en 1912. Après 1940 : fonde à Vichy la Fondation française pour l'étude des problèmes humains destinée à « améliorer » la population française, et devenue en 1945 l'Ined).

  • Camille Fégy (secrétaire de rédaction de L'Humanité. Rallie le PPF en 1936 ; rédacteur en chef de "La Liberté", rédacteur en chef de l’hebdomadaire La Gerbe).

  • Maurice-Yvan Sicard (né en 1910, journaliste de gauche, antifasciste. Rejoint le PPF en 1936, rédacteur en chef de L'Émancipation nationale. Deviendra écrivain sous le nom de Saint-Paulien).

Autres membres historique du PPF 

  • Jean Fontenoy (membre du Parti communiste passé au PPF en 1936. Après 1940 : co-fondateur de la LVF).

  • Lucien Mangiavacca (militant PCF de Marseille, suit son ami Sabiani au PPF).

  • Pierre Andreu (groupe Ordre nouveau).

  • Marcel Ouette (dirigeant des Jeunesses communistes de Saint-Denis, puis rallie le PPF).

  • Paul Guérin (médecin, Croix-de-feu, puis journaliste à Je suis partout, puis au PPF. Après 1940 : président des groupements corporatifs français du PPF. Assassiné en septembre 1943).

  • Pierre Dutilleul (secrétaire de la fédération communiste du Nord. Dirigeant du Secours ouvrier international. Rejoint le PPF en 1936. Membre du bureau politique du PPF, président de la commission centrale de contrôle politique du PPF).

  •  

En 1940, le PPF est interdit en zone sud, mais Doriot relance son activité politique de plusieurs manières :

  • Il crée un Rassemblement pour la Révolution nationale (RNRN) qui réunit d’anciens communistes passés au PPF : Marcel Gitton (ex-secrétaire du PCF aux côtés du Thorez et Duclos), Jean-Marie ClamamusMarcel CapronAndré ParsalMarcel BrontFernand SoupéAlbert ClémentÉmile Nédélec. Mais certains vont le quitter (Clamamus, Capron, Gitton) début 1941 pour créer le Parti ouvrier et paysan français, regroupant plus spécifiquement les communistes collaborationnistes (Lambert, Le Marec, page 9).

  •  Doriot se rapproche d'Adrien Marquet, député néo-socialiste avec qui il entretient d'excellentes relations ; Marquet devenu ministre de l'intérieur complote avec lui une révolution de palais qui porterait le PPF au pouvoir ; Laval est averti et le 6 septembre Marquet est remplacé par Marcel Peyrouton, ancien franc-maçon et républicain à poigne hostile au PPF21.

  • En octobre 1940, Doriot lance son journal, Le Cri du peuple (qu'il aurait voulu appeler L’Humanité nouvelle) (tirage : autour de 50 000 en moyenne).

  • Le PPF poursuit son activité camouflée au sein d’autres mouvements (Jeunesse, Jeunesses impériales françaises, etc.).

  • Enfin, dès avril 1941, Doriot recrée le PPF, mais c’est sa participation à la LVF qui va permettre d’obtenir une légalisation de la part des Allemands en décembre 1941.

Le PPF va alors devenir l’un des deux principaux partis collaborationnistes, grand rival du RNP de Marcel Déat. Tandis que le RNP tente d’unifier les partis collaborationnistes autour de lui, le PPF mène une ligne plus exclusive, centrée sur la forte personnalité de son chef.

Les principales différences de fond entre PPF et RNP :

  • Le style : le RNP est plus « intellectuel » et théoricien, le PPF est plus jeune et violent.

  • Les idées : le RNP qui veut édifier une IVe République totalitaire dénonce les campagnes contre les francs-maçons alors que le PPF est violemment anti-maçonnique ; le RNP, constitué majoritairement de socialistes venus à la collaboration par pacifisme est davantage motivé par l'intégration continentale dans une unité européenne et socialiste.

  • L’empire : le RNP s’intéresse peu à l’outremer, et abrite en son sein des nationalistes algériens, contrairement au PPF, fort en Afrique du Nord.

Le PPF sera ouvertement antisémite. Une ligne qu’il suit en fait depuis 1938-1939 alors qu’il ne l’était pas à ses débuts (parmi les premiers dirigeants, Abremski était juif ; les grandes banques juives le soutiennent au début autant que les banques protestantes ou les catholiques). La mort accidentelle d’Abremski en 1938 ôtera à Doriot toute inhibition à ce sujet.

Jacques Doriot, qui multiplie les gestes de bonne volonté à l'égard des Allemands jusqu’à s’engager personnellement dans la LVF pour aller combattre sur le front russe, n’aura de cesse d’espérer que les Allemands lui confient le pouvoir en France. En vain. Le 4 novembre 1942, il réunit à cet effet à Paris un « Congrès du pouvoir » de 7 200 délégués (qui s’achève par de violents heurts entre les membres du PPF et la police parisienne selon Lambert et Le Marec). Mais les Allemands sont, à ce moment, partisans de la création en France d’un parti unique au sein duquel se fonderaient les mouvements collaborationnistes et qui serait sous le contrôle de Marcel Déat. Ce sera le Front révolutionnaire national (FRN) dans lequel le RNP jouera un rôle moteur et auquel le PPF refuse de se joindre (hormis Jean Fossati, qui sera exclu du PPF pour cette raison). En 1943 et 1944, le PPF tente de se militariser en créant les Gardes françaises, unités de protection contre les attentats sans cesse plus nombreux qui touchent le Parti, ses dirigeants, ses militants et leurs familles. Mais les Gardes françaises seront un échec. Elles ne recevront pas d'armes, ou très peu de la part des Allemands, et ne bénéficieront que très tard d'un entraînement militaire. En 1944, le Parti met sur pied des Groupes d'action pour la justice sociale destiné à protéger les familles des militants et faire la chasse aux réfractaires au STO. Ces groupes sont plus communément appelés les Groupes d'Action du PPF ou GAPPF. Ces groupes vont échapper au contrôle du Parti pour ne plus travailler qu'au profit du Sipo/SD. Ils livrent des résistants et des Juifs à la Gestapo, comme le GAPPF de Cannes. Mi-août 1944, les membres du PPF se regroupent à Nancy pour échapper aux représailles. Début septembre, ils passent en Allemagne où, le 6 janvier 1945, Jacques Doriot devient – enfin – le chef d’un « Comité de libération de la France » auquel se joignent une partie des personnalités collaborationnistes réfugiées en Allemagne. Jacques Doriot est tué par un avion sur le territoire de la commune de Menningen, le 22 février 194522. Après sa mort, le bureau politique du PPF confie la direction du parti à Christian Lesueur, nommé secrétaire général, titre cédé par Victor Barthélémy.

 

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